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Nous voulons des coquelicots, le mouvement qui a lancé l’appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse, organise un rassemblement tous les premiers vendredis du mois devant les mairies.


Aujourd’hui, ces rendez-vous convergent devant l’Hôtel de Ville de Paris à 18H30.Soyons nombreuses et nombreux écologistes à nous joindre à ce rassemblement !
La question des pesticides est révélatrice du basculement en cours quant à la question écologique. Alors que les écologistes étaient moqué-e-s quand ils/elles évoquaient les dangers des pesticides, c’est désormais à la majorité de devoir se justifier de son inaction, tant l’attente est grande dans la société.

Ce combat illustre à merveille le lien entre l’action hors et dans les institutions qui est la marque de fabrique de l’action écologiste. Nous sommes en pointe à tous les niveaux. 
Et vraiment, ce doit être un motif de fierté collective.
Ce sont des écologistes (José Bové ou François Veillerette, entre autres) qui alertent depuis longtemps sur la toxicité des pesticides. C’est à un écologiste, Joël Labbé, qu’on doit l’interdiction de la vente aux collectivités territoriales puis aux particuliers. C’est à l’eurodéputée Michèle Rivasi et d’autres qu’on doit d’avoir obtenu en justice au niveau européen la publication des études de validation des pesticides qui restaient secrètes et démontrent le lobbying acharné de Monsanto.
Ce sont des dizaines d’écologistes qui prennent part à la campagne “J’ai des pesticides dans mes urines”, élu-e-s, membres de la direction, militant-e-s ont fait le test et toutes et tous, même les plus “bio”, sont concerné-e-s, ce qui permet de sensibiliser massivement et d’ouvrir la voie à des plaintes au pénal pour mise en danger d’autrui. J’ai moi-même été testé avec 1,48mg/nl de glyphosate dans les urines.

Prochain dépistage le 2 juin à La Base.

EELV en tant que mouvement politique est engagé dans plusieurs procédures en justice devant le juge administratif contre plusieurs produits à base de glyphosate et j’espère obtenir prochainement une nouvelle interdiction, celle du Roundup pro 720 avant peut être l’interdiction de tous les produits à base de glyphosate.

Ce combat illustre encore le lien entre l’action au niveau local et global puisque pour obtenir l’interdiction de l’usage par des collectivités Joel Labbé a pu compter sur les expérimentations menées ici ou là par des maires écologistes qui démontraient qu’on peut se passer des pesticides. C’est aussi au niveau local que les écologistes appuient les démarches d’agricultrices et agriculteurs bio qui se passent de pesticides et vivent mieux. vEt ce que la majorité En Marche ou le ministre de l’écologie refuse, à savoir la sortie du glyphosate, nous comptons bien l’obtenir via l’Europe qui protège, à condition que nous y envoyions des député-e-s combatifs-ves et en nombre le 26 mai !
Dans l’attente, ces rassemblements maintiennent une pression tout à fait nécessaire sur le gouvernement et pointent tranquillement mais sûrement le décalage béant entre les beaux discours sur l’écologie et l’absence d’action.
A ce soir.

Julien Bayou, porte-parole national EELV et représentant d’EELV en justice dans ces recours contre les produits à base de glyphosate

—-Signez l’appel sur https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

NOUS VOULONS DES COQUELICOTS

Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.