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Il y a presque un an jour pour jour, nous réussissions à réunir la somme de 10.000 euros pour contraindre la justice à désigner un-e juge d’instruction dans le cadre de la plainte avec constitution de partie civile que j’avais déposée pour concussion dans le sillage de l’affaire Kerviel / Société Générale !

Les pouvoirs publics ont en effet octroyé plus de 2 milliards d’euros (30€/français) à la banque qui se disait victime d’une escroquerie avant que la justice ne tranche et décide qu’elle était en partie responsable de ses pertes. Dès lors elle n’aurait jamais dû toucher cette somme, elle doit la rembourser et celles et ceux qui l’ont décidé (ou qui ne l’ont pas récupéree) doivent rendre des comptes. Mais pour cela il a fallu de la persévérance (7 ans !), et contraindre par cette plainte la justice à enquêter (petit résumé par Libé ici).

Une première étape décisive a été franchie, nous avons donc obtenu la désignation d’une juge d’instruction et pas n’importe laquelle, Aude Buresi, la juge de l’affaire Fillon et des financements libyens de Nicolas Sarkozy.
Et le fait d’avoir ouvert le dossier (ou plutôt l’avoir maintenu en vie, pour éviter qu’il ne soit atteint par des délais de prescription) a permis à Anticor, l’association anticorruption qui avait déjà interpellé le ministre Darmanin sur le sujet, de se joindre à la plainte.

C’est une excellente nouvelle ! Nous allons donc pouvoir indiquer à la juge des pistes d’enquête pour identifier les responsabilités dans ce cadeau fiscal indu hors norme de plus de 2 milliards d’euros… et cela devrait inciter ceux qui doivent récupérer ces sommes à le faire sous peine de sanction. Nous serons accompagnés dans cette démarche par l’avocat Me Koubbi qui connaît parfaitement ce dossier et n’a comme nous aucune intention de lâcher l’affaire.

Voici l’information sortie tout récemment dans Le Monde

L’autre bonne nouvelle, c’est que puisque le dossier est pris au sérieux, alors la consignation devrait m’être rendue (mais quand ? ça je ne sais pas) et je pourrai rembourser les sommes prêtées.

C’est révélateur qu’il faille déployer autant d’énergie pour obtenir que ces sommes soient rendues et pour que la justice enquête.
Cette affaire est symptomatique des conflits d’intérêts qui entachent notre démocratie.

Alors d’abord nous devons mener cette affaire au bout, demain récupérer les sommes et juger des responsabilités dans cette affaire, et après demain en tirer les leçons pour réparer notre société.